vendredi 29 août 2008

Premiers jours a Ann Arbor

Mon premier jour ici était pour tout dire désastreux. Je suis arrivé a l'aéroport de Detroit avec un mal de tète pas possible qui me brouillait l'esprit. C'est la que dans un instant d'égarement j'ai perdu mon téléphone ce qui m'a coupé du monde au moment mémé ou j'aurais eu le plus besoin de parler avec ceux qui me manquent. J'ai aussi cassé un wok en arrivant dans la maison en le faisant tomber avec mon sac, une arrivée mouvementée donc. Puis mon roomate se présente et me conduit au sous sol pour...ma chambre dont les fenêtres se situent au niveau du sol. D'ailleurs en décembre, il faudra penser à la pelle pour évacuer la neige des fenêtres si je ne veux pas avoir l'impression d'être enseveli sous une avalanche. Ah oui la petite surprise en arrivant, une grosse machine qui tourne dans la chambre un peu genre climatisation en plus bruyant, c’est un déshumidificateur qui de temps a autre peut servir a éviter les moisissures. La bonne nouvelle, c’est que l’humidité il n’y en a que l’été.

DISCLAIMER : cette partie comporte un certain nombre de généralités en rapport avec la mentalité américaine et ne sont qu’une retranscription partiale et très partielle d’une réalité bien plus complexe, j’en suis conscient !
Autre monde le lendemain, accueil par l’université de tous les étudiants internationaux pour la semaine d’orientation. Nous sommes reçus dans la salle de bal de la Michigan League, une des deux unions sur le campus central qui sont des lieux de détente et de rassemblement dédiés uniquement aux étudiants. L’endroit impressionne beaucoup avec un parquet qui aurait aisément pu refléter les cernes dans mes yeux du a une nuit tourmentée. L’accueil chaleureux de l’Office of International Program qui s’occupe des programmes d’échange me rassure ainsi que le soutien de Elin qui est une étudiante suédoise qui vit dans ma maison.

Petit déjeuner dans une salle du Rackham Building qui est l’antre des étudiants graduate (en master en gros). Séance d’ultra sociabilité a l’américaine, du« Hi I am Samuel ! Where are you from ? » en veux tu en voila. Cela m’a permis de rencontrer les étudiants internationaux avec qui je passe beaucoup de temps. Avec du recul, cette sociabilité à l’américaine a du bon, elle m’a permis de rencontrer un maximum de personnes en peu de temps. On part sans a priori sur les gens ici, on brandit son plus grand sourire et on rencontre du monde. En France, une telle réunion aurait été beaucoup plus guindée, on passe facilement pour un hypocrite en cherchant a rencontrer beaucoup de monde mais qu’y a t il de mal a chercher a rencontrer du monde ?
Partout, les Américains se montrent globalement très ouverts et viennent vous parler très facilement. Ici l’individualisme est roi et sa petite vie passe avant tout mais elle ne peut exister que dans un sens inouï de la communauté et de l’ouverture aux autres. Vous prenez le bus et on vous parle comme ca sans méfiance sans non plus que je comprenne tout ce qu’on me dit. Bien évidemment, l’autre cote c’est la superficialité de beaucoup de rencontres et j’en suis conscient. En tout cas, j’ai rencontré énormément de personnes ces derniers jours, retenu peu de prénoms et passe beaucoup de bon temps et c’est l’essentiel. J’ai rencontre beaucoup d’américains grâce a la coop et c ‘est une bonne chose, je ne souhaite pas rester uniquement avec des étudiants étrangers. On est, je pense, beaucoup plus mélangé qu’a l’IEP et puis il faut dire qu’en tant que français, nous sommes dépositaires d’une « certaine idée de la France » aurait dit le général que les Américains adorent. C’est marrant le « I Am French » est souvent accompagné d’un « wahou it’s cool » ! Chacun y va de son infime souvenir des cours de Français a la high school et c’est plutôt bon enfant !

Donc cette semaine c’était orientation à l’université du Michigan. Le nom est assez bien trouve puisque j’ai passé ma semaine a me paumer ici dans les rues ou dans ma tète. La fameuse barrière de la langue que je n’ai pas du tout appréhende a pointe le bout de son nez et m’a fait bafouiller, hésiter sur mon anglais et répéter les phrases. Il me manquait pas mal de mots du quotidien mais aussi je peinais à me faire comprendre. Souvent c’est du a un problème de prononciation. J’ai traine ma petite tristesse les premiers jours avec cette impression d’être incompris et puis ca passe et on commence a s’habituer a parler dans une langue étrangère. Rien de nouveau sur le soleil des expats, on passe tous par la, c’est le « cultural shock » paraît que mémé les gens du Michigan le subissent en arrivant a Ann Arbor. Il faut dire que c’est une petite ile dorée au milieu de la réalité des Etats Unis et du Midwest. Je vous en parlerais plus longtemps dans le post sur l’escapade à Detroit. Petite anecdote drôle : on confond facilement certains mots facilement certains mots en anglais. Je parlais avec une des personnes de la maison de mon bureau qui était peu petit. Le mot « office » m’est venu spontanément, on me corrige, c ‘est un desk bien évidemment. Puis dans la confusion de la discussion, le mot « dick » m’est sorti de la bouche dans un lapsus douteux. Situation des plus inconfortables étant donne le regard de mon interlocutrice et ma gêne mais qui maintenant me fait bien rire du a la fatigue de cette première journée d’orientation.
Bon, voici quelques évènements qui m’ont marque cette semaine :

- l’appel des pays lors de l’orientation. 2 français, une trentaine d’européens sur environ 1000 personnes (surement plus) et 90% d’asiatiques. Petite leçon de géopolitique dans l’amphi.

- Free Food ! L’université croulant sous les dollars organise beaucoup d’évènements ou on peut manger gratos. J’en fais un sport national et hier, j’ai mange gratos pour la 3e fois d’affile au même endroit. J’en suis très fier.

- Organique et végétarien. Je n’ai jamais mange autant bio qu’a Ann Arbor, la ville est un fief des liberals qui proclament leurs ras de bol du bœuf nourri aux hormones et aux OGM. Du coup, on mange souvent bio, beaucoup de gens dans la coop sont végétariens et finalement on ne mange pas si mal. Je pense qu’on va bien manger ici bas quand le travail va commencer à la coop. Oui on doit 4 heures de travail à la maison par semaine en echange de la pitance et du logis dans une maison centenaire. Je pense que je vais aller en cuisine essayant de représenter au mieux le pays du camembert et du bon vin.

- « Woooooooooooooooouuuhhhh », c’est le bruit que font en plein milieu de l’après midi les poufiasses (permettez moi) de la sororité d’a cote. C’est une grande maison, comme une fraternité a la American Pie mais pour ces dames et pour la welcome week on gueule comme Britney au beau milieu de l’aprèm. En fait, cette semaine s’était grosse soirée dans toutes les maisons du voisinage et ca me plait plutôt oui. Voir post à venir sur le bloc party

- Ann Arbor est une ville très agréable sinon. C’est très vert, très boisé, beaucoup de bars et de restaurants. Le campus est super joli, énormément de moyens. Ils peuvent se permettre à 30 000 dollars par an pour les étudiants hors Michigan et non boursiers. J'essaierai de poster des photos d'ici peu

Bon voilà je voulais partager très largement mes premiers jours. Demain, les cours commencent je suis plutôt excite de ca d’ailleurs. Je serais plus synthétique dans mes prochains billets mais je sais pas envie d’écrire aujourd’hui. En tout cas, vous l’aurez compris tout va bien ici, une nouvelle vie commence mais je pense fort a ceux qui comptent de l’autre cote de l’atlantique.
Tiens, au cas ou tu n’es pas rassasie, tu peux toujours regarder la scène mythique qui résume bien l’expérience de l’arrivée de tout expat :

1 commentaires:

Pauline a dit…

Ha, comme je te comprends sur la barrière de la langue qui est tellement frustrante...
Sinon, contente que ca se passe bien pour toi!!
Bisous
Pat'